Lundi 20 Juillet :« Always and never. »
On n'a plus rien à se dire. Et tu te dois d'aller toujours bien, puisque je n'aurai plus le droit de venir te voir. Je te ne soignerai plus, je ne te consolerai plus, je ne t'appelerai plus. C'est comme çà, juste comme çà. Tu te dois de bien vivre. Et de faire attention. Tu te dois de sourire. Parce que moi, non. Juste non, c'est comme çà. Cà ira. Vis, continue, et aime encore plus fort. Vraiment plus fort que moi.
Je hais ton regard, qui m'a longtemps aimé. Je hais tes baisers, qui m'ont si souvent manqué. Je hais ton absence. Et je hais ton odeur. Je hais tes silences, comme je hais ta douleur. Je hais tout ce que tu as pu voir, et que je vois juste aprés. Je hais tout le mal que j'ai fait, et comment çà a tourné. Je hais tout de la vie, et je hais tout tout court. Mais je hais surtout de ne pas te haïr du tout...
«J'ai fermé notre album et effacé tes messages. J'ai bien vite oublié les courbes de ton visage. J'ai jeté aux ordures la moindre de tes traces. J'ai oublié ton prénom et le son de ta voix. Même le goût de ta bouche, jusqu'au bout de tes doigts. J'ai pansé mes blessures et tout recommencé. J'ai même pu sourire quand la pluie est tombée. J'ai refait ma vie et suis passée à autre chose. J'ai aimé plus que toi, toi aussi je suppose. Je te laisse partir, il en est grand temps je crois. Pars, je te laisse vivre, puisque c'est ton choix.»
J'aurais aimé te le dire, et même le penser. J'aurais tant aimé si j'avais su te mentir.
Mais je ne peux pas, je n'y crois pas, y'a pas un mot qui est vrai.
Un jour promis, je te laisserai. Un jour promis, moi aussi je partirai.
Lundi 28 Septembre :
À quel moment "tu" t'en vas ? J'aimerai continuer de vivre si çà n'vous dérange pas. Çà fait assez longtemps que je pleure je crois. Fichez moi la paix, et surtout, ne revenez pas. Laissez moi là. Comme çà. Laissez moi vivre et oublier vos voix. Laissez moi rêver que "tu" n'existes pas. Arrêtez d'apparaitre pour aussi vite repartir. Arrêtez, et permettez-moi de sourire. 4 d'entre vous, et 2 comme çà. 1 au milieu, que j'aime plus qu'il ne faut parfois. Vous êtes bien les seuls à avoir été aussi proches de ma vie. Vous êtes biens les seuls, mais vous êtes tous partis.
Dimanche 25 Octobre :Une heure. Mes yeux sont rivés sur le plafond. Il fait noir. Et j'ai froid. Et j'ai chaud. Je brûle. J'étouffe. Tu es là. J'ai d'autres envies, et une autre vie, mais tu es là. Et surtout ne me dis pas que tu veux rester, je n'te crois pas. J'ai plus envie de toi, moi. Mais... J'ai pas le droit d'être heureuse si toi tu ne l'es pas. Dis moi que tu l'es. Encore plus qu'avec moi. Et dis moi que je ne te manque pas. Dis le moi, j'en ai besoin. Dis le moi. Qu'on en finisse encore une fois. Je ne te souhaite toujours que les étoiles, toujours, toujours. Plus un jour. Arrête de me haïr. S'il te plait. Et pardonne-moi tout en entier. S'il te plait. C'est presque tout c'que je te demande. Je te laisse vivre. Je t'ai déjà laissé partir. Ne t'en fais pas, je ne reviendrai pas. Il était temps que je te laisse, je crois. Dis moi que tu es heureux, parce que moi je m'empêche de l'être pour toi. Arrête de sourire, çà ne marche plus depuis longtemps avec moi. Arrête. Il est temps que tu me dises tout çà. C'est l'heure. Une heure.